| La Ville s'oppose à la libéralisation des droits de plantation |
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A compter du 1er janvier 2016, la Commission européenne souhaite rendre la plantation de vignes totalement libre pour ses états membres. Réuni le 16 janvier dernier, le Conseil municipal d'Epernay a adopté à l'unanimité un vœu visant à contester cette décision.
Aujourd'hui, 13 états membres*, soit 97 % de la production viticole européenne, s'opposent à cette mesure et souhaitent obtenir une majorité qualifiée au Conseil européen. En juin 2011, le parlement européen s'est également prononcé en faveur du maintien des droits de plantation. Capitale du Champagne et siège de plusieurs institutions de l'A.O.C. Champagne, Epernay se devait de participer à cette mobilisation. C'est pourquoi Franck Leroy a proposé au Conseil municipal le vote d'un vœu contre la libéralisation des droits de plantation. En se joignant à la mobilisation des acteurs de la filière viti-vinicole française, la Ville d'Epernay souhaite, à son tour, inviter les autres collectivités locales de l'AOC champagne à s'associer à cette démarche et à intervenir par tous les moyens utiles auprès du gouvernement pour le convaincre de la nécessité d'aboutir sur ce dossier. *France, Allemagne, Autriche, Chypre, Espagne, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Portugal, République slovaque, République tchèque et Roumanie. |




La régulation des zones viticoles, appliquée dans certains Etats membres depuis les années 1930 et dans l'Union européenne depuis les années 1970, permet d'encadrer le potentiel de production et d'assurer ainsi un équilibre entre l'offre et la demande. Or, la libéralisation des droits de plantation, telle que souhaitée par la Commission européenne, causerait des dommages irréversibles sur le marché du vin (surproduction, chute des prix, baisse de la qualité, disparition des exploitations familiales... ) et sur l'environnement (délocalisation du vignoble, aménagement du territoire, impact sur les paysages...).











